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Les risques du métier d’écrivain public

Mar 22, 2023 | Écrivain public

Lettre ouverte à Madame A.

 

Madame A,

Vous avez fait appel à mes services, vous saviez que je suis écrivain public professionnel. J’ai proposé une remise financière compte tenu de votre situation personnelle et vous m’avez annoncé, sans même que je vous le réclame, que vous alliez effectuer le virement immédiatement pour cette prestation.  Je vous ai envoyé votre CV pour ce poste qui devrait vous aider à sortir la tête de l’eau. Deux jours plus tard, ma boite mail attend toujours votre message et la banque, votre virement. Je crois que je me serais contentée d’un simple « merci pour le temps que vous m’avez consacré ». Même ça, vous n’avez pas pu.

J’ai envie de vous dire ma profonde tristesse devant votre inconséquence. Le mot n’est même peut-être pas assez fort mais je n’en trouve pas d’autre pour l’instant pour dire combien votre geste – ou plutôt son absence, me plonge dans un profond désarroi.

Alors j’essaie de vous trouver mille excuses et bonnes raisons pour tenter de ne pas voir la réalité en face. Peu importe la somme que vous me devez – elle ne m’empêchera pas de dormir. En revanche, vous n’avez pas pensé à une conséquence fâcheuse… non pour vous, rassurez-vous, je ne vais pas vous poursuivre ni même vous marabouter, si tant est que ce fut dans ma culture – je parle de votre trahison du pacte de confiance en l’autre, cet être humain qui va faire appel à moi pour l’aider à écrire. Celui ou celle qui me demandera de l’aide, qui sera bien plus dans le besoin que vous ne l’étiez, et dont je vais devoir me défier. Parce qu’il n’y aura pas de nouvelle trahison.

C’est elle ou lui, votre frère, votre mère, ou votre fille peut-être ?  qui ressentira de la colère contre vous.
C’est elle, ou lui, votre frère, votre mère ou votre fille qui vous en voudront d’avoir négligé un simple remerciement.
C’est elle, ou lui, votre frère, votre mère ou votre fille qui vous en voudront d’avoir oublié que vous et moi, nous sommes nées sur la même planète.
C’est elle, ou lui, votre frère, votre mère ou votre fille qui vous en voudront de leur avoir manqué de respect.

Moi, je suis juste blessée parce que j’ai cru en vous.

Hélie B.

 

 

 

 

 

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Photo de Marissa Grootes /unsplash.com

 

 

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